Une greffe d'essai avant la grande séance
Sur une cicatrice dont la vascularisation est douteuse, quelques dizaines de greffons sont posés d'abord, et jugés à trois ou quatre mois. Ce que l'on observe alors vaut mieux que tous les pronostics : si la prise est bonne, l'intervention complète se fait en confiance ; si elle est mauvaise, on n'a pas dépensé le capital pour rien.
Une densité volontairement modérée
Implanter serré sur une peau mal irriguée, c'est faire se concurrencer les greffons pour un sang qui manque, et les perdre tous. On implante donc moins dense qu'ailleurs. L'œil, lui, ne compte pas les cheveux : une couverture partielle bien répartie suffit à faire disparaître une cicatrice.
Deux séances plutôt qu'une
La seconde séance, un an après la première, densifie ce qui a pris et complète ce qui manque. Elle bénéficie aussi d'un terrain amélioré : les greffons de la première séance ont amené avec eux un peu de vascularisation.
Ce que la greffe ne fait pas
Elle ne supprime pas la cicatrice. La peau reste ce qu'elle est, avec sa couleur et son relief. Ce sont les cheveux qui la couvrent. Sur une cicatrice large et très en relief, un geste de chirurgie plastique peut devoir précéder la greffe.