


En pratique
Une ligne frontale trop haute, une cicatrice de lifting, une raie qui s'élargit, une lisière usée par la traction. Cinq situations, et celles que nous n'opérons pas.
Une greffe chez la femme n'est pas une greffe masculine en plus petit. Le dessin de la chute est différent, la ligne frontale se trace autrement, la zone donneuse est souvent atteinte elle aussi, et la question hormonale se pose à chaque fois. Une part des demandes féminines ne relève d'ailleurs d'aucune maladie : un front haut de naissance, une cicatrice de chirurgie esthétique, des tempes dégarnies par des années de coiffage.
S'y ajoute une contrainte pratique que les hommes ne connaissent pas, et qui décide souvent de tout : personne ne doit pouvoir deviner l'intervention en sortant de la clinique. C'est pourquoi la zone receveuse n'est jamais rasée chez la femme, et pourquoi la tonte de la zone donneuse se limite à une bande que les cheveux du dessus recouvrent.
Ce que nous traitons
Chacune demande une stratégie différente, un nombre de greffons différent, et parfois un traitement médical avant toute chirurgie.
Un front haut n'est pas une maladie, c'est une proportion. Certaines femmes le portent depuis toujours et le vivent mal : coiffures contraintes, frange obligatoire, photographies évitées. La greffe abaisse la lisière d'un à trois centimètres selon le capital disponible, en dessinant une ligne féminine, arrondie au milieu et adoucie aux tempes.
Un lifting cervico-facial déplace la lisière temporale vers l'arrière et laisse une cicatrice devant l'oreille ou dans le cuir chevelu. Le résultat du lifting peut être excellent et cette zone trahir l'intervention. Des greffons implantés dans et autour de la cicatrice la rendent invisible, et rétablissent la patte.
La raie s'élargit, la densité baisse sur le dessus du crâne, la ligne frontale reste souvent en place. C'est le motif le plus fréquent, et le plus exigeant à sélectionner : la zone donneuse peut être atteinte elle aussi, ce qui limite le capital prélevable.
Tresses serrées, extensions, tissages, chignons tirés depuis des années. La lisière recule aux tempes et sur le pourtour, là où la traction s'exerce. Réversible au début, elle devient définitive quand le follicule a été détruit.
Une zone que les femmes désignent souvent en premier devant le miroir, et qui échappe aux traitements médicaux. Peu de greffons suffisent, mais l'angle y est très rasant et le travail plus fin qu'ailleurs.
Avant / après




Sans rasage visible
C'est la première objection, et la plus légitime. Une femme ne peut pas se présenter au travail le lundi avec le crâne tondu, et beaucoup renoncent à une intervention pour cette seule raison.
Elle n'a pas lieu d'être. La zone receveuse n'est jamais rasée : les greffons sont implantés entre les cheveux existants, ce qui demande plus de temps et une main plus sûre, mais laisse la coiffure intacte. Seule la zone donneuse, à l'arrière du crâne, doit être tondue pour être prélevée, et cette tonte se limite à une bande horizontale que les cheveux du dessus recouvrent entièrement une fois retombés.
À la sortie de la clinique, cheveux détachés, rien ne se voit. Les croûtes de la zone greffée tombent en une dizaine de jours, et une frange ou une raie déplacée suffit à les couvrir en attendant.
La consultation
Chez la femme, l'examen précède la proposition plus encore que chez l'homme, parce que les causes de chute y sont plus nombreuses et souvent réversibles. Une chute diffuse récente n'est presque jamais une indication chirurgicale.
La chute qui suit un accouchement, un régime, une forte fièvre ou un choc : elle repousse seule en six à douze mois. Une chute diffuse installée depuis moins d'un an et non expliquée. Une alopécie frontale fibrosante ou un lichen plan pilaire encore actifs, qu'une greffe peut réveiller. Ces situations sont détaillées sur la page consacrée aux maladies du cuir chevelu.
En pratique
Questions fréquentes
Le forfait
Demandez toujours cette liste par écrit, quelle que soit la clinique que vous consultez. Un forfait bas s'explique souvent par ce qui n'y figure pas.
Un seul patient par jour, opéré du début à la fin par le Dr Seffen
La consultation préopératoire et le dessin de votre ligne
L'anesthésie locale et tout le matériel à usage unique
Les transferts aéroport, hôtel et retour
Le déjeuner et la salle de repos privative le jour J
Le premier lavage et le contrôle du lendemain à la clinique
Le suivi par message et photographies pendant tout le parcours
Le contrôle final à quinze mois, compris dans le forfait
Un diagnostic établi personnellement par le Dr Seffen à partir de vos photographies, avant toute question d'intervention.